SANTE en Corse :Cohérence et Unité pour la CFDT CORSICA

Publié le 26/06/2011 à 00H00
L'action syndicale du syndicat régional santé-sociaux, qui ne s'est jamais réduite à des occupations de locaux issues de synptômes fiévreux politico-préélectoraux, assume avec fermeté ses revendications en matière de santé, dont la plus forte reste la défense d'une offre de soins publique de qualité
SANTE en Corse :Cohérence et Unité pour la CFDT CORSICA
SANTE en Corse :Cohérence et Unité pour la CFDT CORSICA
L'action syndicale du syndicat régional santé-sociaux, qui ne s'est jamais réduite à des occupations de locaux issues de synptômes fiévreux politico-préélectoraux, assume avec fermeté ses revendications en matière de santé, dont la plus forte reste la défense d'une offre de soins publique de qualité

 

Envie de lire autre chose que la Pravda matin?  Tel est l'objet de cet article afin de vous informer clairement sur notre position.
Dans le dossier de la santé en Corse et surtout de son avenir, la CFDT fait preuve d’une cohérence sans faille depuis des années.
Notre cohérence s’est manifestée d’abord par un fonctionnement démocratique qui a associé les adhérents, les militants, les sections syndicales, les unions départementales, l’union régionale, la fédération nationale santé sociaux et notre Confédération.
Nos revendications et nos positions CFDT, totalement partagées, ont renforcé notre cohésion sachant que nous avons bien sûr agi hors de tout contexte électoraliste, qu’il soit politique ou  professionnel.
Nous sommes restés fidèles à nos positions exprimées publiquement lors de la signature du manifeste « notre droit à la santé nous appartient », texte signé en septembre 2009 par 29 associations et syndicats.  
Pour la défense des hôpitaux publics, seuls garants de l’accès aux soins pour tous, la CFDT a toujours été dans l’action : conflit contre les contrats de retour à l’équilibre imposés à nos établissements, conflit pour assurer une prise en charge des patients digne de ce nom, conflit des services d’urgence, conflit pour maintenir l’offre de soins publique en psychiatrie, conflits pour sauver les emplois indispensables, conflit pour la formation promotionnelle (corollaire indispensable à la corsisation des emplois), et la liste n’est pas exhaustive.
 
Ces conflits, la CFDT les a tous menés à bien, dans le seul but de la défense de l’intérêt général. Nous avons bien sûr rencontré les représentants du ministère de la santé à plusieurs reprises depuis 2009 pour les alerter sur les conséquences de la loi ‘Hôpital Patient Santé Territoire’ (HPST) dans nos hôpitaux.
 
 Depuis la signature du protocole de décembre 2009, que nous avons signé avec d’importantes réserves, nous continuons à nous battre au quotidien pour son application et sa réactualisation.
 
Dans le conflit actuel, la CFDT est allée jusqu’au bout des négociations, en faisant abstraction des « préambules », des « préalables », et de l’identité du négociateur.
 
La CFDT n’a jamais fait du coefficient correcteur géographique un point de blocage.
Ce coefficient n’est pas la source principale du financement des établissements hospitaliers parce que d’une part, il n’abonde pas en totalité les budgets hospitaliers et d’autre part, il ne concerne pas la psychiatrie et les services de soins de suite et de réadaptation  (SSR : cardiologie, personnes âgées, accidentés de la route ou de la vie).
 
De plus, chaque point de coefficient obtenu est certes une avancée pour le secteur public        (1 million d’euros) mais aussi pour le secteur privé (500 000 euros), et ce sans aucune garantie d’une bonne utilisation de ces fonds par les actionnaires.
 
La CFDT ne se comportera pas en marchand de tapis d’un chiffre à géométrie variable        (15%, 13%, 8.5% … 7%). La CFDT se battra pour l’obtention d’un coefficient géographique juste et réaliste, après les nouvelles études indispensables déjà proposées et actées dans les dernières négociations.
 
Durant les quinze derniers jours de négociation, la CFDT s’est battue avec l’appui de sa Fédération pour obtenir les autres sources de financement indispensables à la survie de nos établissements c'est-à-dire : le financement à hauteur des dépenses réelles des missions d’intérêt général (SAMU,SMUR, etc…), l’augmentation et la pérennisation des dotations annuelles de financement (psychiatrie, SSR, etc…), le financement des restructurations et modernisations des hôpitaux, le financement de la construction d’un nouvel hôpital à Ajaccio…
 
Rien ne serait pire que l’application d’un protocole non signé par les partenaires sociaux qui fermerait la porte à tout dialogue, renforcerait l’opacité du fonctionnement de l’ARS que nous avons déjà dénoncé, et serait contraire aux principes de la démocratie et aux valeurs de la CFDT.
 
Face à l’échec des négociations, la CFDT réaffirme sa volonté de poursuivre l’analyse des points déjà actés mais non finalisés à cause du point de blocage sur le coefficient géographique.
La CFDT est déterminée à arriver à des résultats concrets pour une  prise en charge sanitaire de qualité à laquelle la population insulaire a droit.
 
 

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